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Dead Crown - Frozen Blood

Dead Crown - Frozen Blood


 

Style : Black/Ambient/Epic


Tracklist :

1. Frozen Blood

2. Winter Night Spirit

3. Gates Of Infinity

4. Between Dark & Light

5. Call Of The Mountains

6. War Symphony

7. Astral Dimensions

8. Valhalla

 

Chronique :

Conquise par sa démo, c’est avec plaisir et une grande hâte que je découvre Frozen Blood, le premier album (autoproduit) de DEAD CROWN, one man band français qui nous immerge dans un Black ambiant et épique, et qui n’omet pas de nous offrir sa propre personnalité. Fidèle à lui-même, l’artiste nous expose encore de très belles ambiances, légèrement plus relevées que sur la démo, à ma grande satisfaction. Petit clin d’œil à la très belle pochette qui nous plonge déjà dans un décor glacial par ses montagnes enneigées.

 

L’album débute avec le titre éponyme : une intro épique s’intensifie, accompagnée rapidement par de la percu lente ainsi qu’une voix profonde et morose. L’ambiance est plantée et on est déjà submergé avec plaisir mais, jusque là, ça se répète, sans rien d’extraordinaire, jusqu’au moment… où DEAD CROWN nous livre quelque chose que j’apprécie particulièrement : une voix claire très maîtrisée qui nous captive sans hésiter par la mélodie et l’effet d’écho. On reste sur un rythme voluptueux, même au moment du solo de guitare qui conclut le titre.

Avec Winter Night Spirit, on est surpris par un titre beaucoup plus rythmé, on est spontanément entraîné. En-dehors du chant caverneux que l’on retrouve, je regrette un peu l’intrusion d’une voix type « ogre » qui nous hurle quelques mots, et ce à plusieurs reprises dans le titre. Cependant, on est une fois de plus surpris par l’alternance avec la voix claire qui nous offre encore une jolie suite de notes mélodieuses. Après un arrêt sur quelques notes solitaires, un solo de guitare relève agréablement l’ensemble.

La cadence se ralentit avec Gates Of Infinity, titre uniquement instrumental, la voix étant remplacée par un travail léger au synthé : là, je retrouve vraiment SUMMONING. La guitare vient doucement amener un peu d’intensité, puis un interlude en fin de parcours vient ralentir le temps, souffle musical mystique nous rappelant l’infinité, inquiétant et à la fois intriguant.

On entre sur une forte mélancolie avec Between Dark & Light, puis le tout reprend comme une suite de Gates Of Infinity, mais cette fois-ci avec les vocaux. Ceux-ci marquent d’ailleurs un curieux contraste entre leur profondeur et la légèreté du synthé ; entre l’obscurité et la lumière ? Ce titre reste sur une base très morose, relevée par les quelques notes de synthé qui se répètent, en toute simplicité. La voix claire revient pour mon grand plaisir : toujours aussi intense et maîtrisée.

Avec Call Of The Mountains, on est plongé dans une ambiance fantomatique : vent et ébauche de voix lointaine. L’album se ralentit de plus en plus, comme si on s’enfonçait progressivement dans la montagne. Dans ce titre, le risque de l’ennui règne, mais la voix religieuse chantée qui surgit en milieu de titre donne de l’ampleur à notre ambiance déjà très sombre. Une guitare vient encore nous alourdir ; un vent glacial nous frigorifie, on reste sur de la simplicité pour aboutir et garder une ambiance à laquelle on ne peut rester insensible.

La dimension épique nous revient sur War Symphony, un rythme percutant, quelque chose qui ressemble au son d’un cor ; le rythme ne s’accélère pas mais la guitare se refait plus présente. La voix, peu présente, préfère s’éteindre sur des cris plutôt que sur du chant.  

Astral Dimensions s’introduit par la guitare qui nous donne un rythme plus dynamique ; mais au premier abord seulement. On reste finalement sur l’ambiance beauté/noirceur avec un rythme fidèle et un synthé qui ajoute les clés indispensables à cette ambiance, dont la mélodie et le son nous donnent une impression astrale (j’avais trouvé ça avant de lire le titre, c’est pour dire la corrélation qu’il y entre les titres et les morceaux), avec une voix néanmoins plus agressive et très peu présente.

Valhalla, le dernier titre, très court, conclut l’album sur une petite surprise, en nous soumettant une rythmique folk sur une voix orientale chantée, pour un très beau (mais court) moment musical ; la surprise est du plus bel effet.

  

 

L’album nous balance entre intensité, froideur (comme le montrent déjà les titres), mélancolie, profondeur ou encore rêve. En somme, DEAD CROWN nous suggère un très beau moment d’évasion. Dans l’ensemble, la lenteur et la simplicité permettent une ambiance sombre et constante, mais l’artiste ne manque pas de nous surprendre et de varier les plaisirs par quelques subtilités très bienvenues. Je me permets d’ajouter un coup de cœur à la voix claire qui est pour moi un des points forts de cet opus.


Liens :

Myspace

Chronique de la démo

 


rgion : Aquitaine
France

Message #2587 sur Inw[B]zine
Auteur :
Abrahel





Ecrit le 12.04.2011


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